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La revue de presse de DSLZ


"Debout sur le zinc" a été retenu parmi 13 groupes musicaux du département sur le CD-compilation "yvelive" qui sortira en octobre prochain. "nous avons contacté les 650 groupes recensés et les structures locales ont reçu 160 cassettes pour 50 sélectionnées. Le choix a été difficile pour la sélection finale mais nous avions à l'esprit la diversité géographique et la différence de "style" explique Thierry du CRY. "Debout" sera donc le seul représentant rambolitain.

Au début, ils s'appelaient les "Spiritless Power". "C'était en 92, nous étions quatre et on a tourné pas mal sur les scènes départementales. On jouait dans un registre rock-funk anglais. On faisait même des reprises de Jimi Hendrix ! " se souviennent Stephane et Christophe, les deux rescapés du groupe initial. "Et puis un jour, Régis, l'ancien guitariste et moi, avons assisté à un concert des "Têtes raides" et ce fut la claque. On a décidé d'évoluer musicalement et d'aller dans la voie d'une chanson française traversée de valses, tangos, java, musiques tziganes, irlandaises tout en gardant le concept électrique rock" raconte Christophe,le chanteur. Cette évolution ne s'est pas faite sans douleur. " On s'est retrouvé à deux, trois semaines avant un concert en première partie de "10 petits indiens" au Bilbo. Nous étions en octobre 94. On a demandé à un copain du lycée de nous rejoindre à la batterie. Momo a tout de même assuré et on s'est retrouvé en trio pour un set qu'on a trouvé limite mais que les spectateurs ont apprécié". L'aventure continuait... Il suffisait d'y greffer un banjo et un violon, des instruments mélodiques. Ce fut fait avec la rencontre de deux membres de "woodspoon", Olivier et Simon.
Auquel s'est ajouté Fred, l'accordéoniste. Le line up, était formé. "On a raccourcie le nom, on était les "Spiritless" mais ça ne correspondait pas à ce que nous étions.
En mai 96, après la première partie des "Garçons Bouchers" et un concert au "Divan du monde" à Paris, on a trouvé "Debout sur le zinc".
Quelques temps après, on a appris que Serge Reggiani chantait un titre "Debout devant le zinc". ça a fait tilt! Et le public suit... "Les références sont bien présentes: Brel, Brassens, Piaf, La Tordue, Tom Waits, Les Têtes Raides...

Ces rambolitains ont le culte des anciens sans s'adonner à la pale copie ou au mimetisme. Ils sont bien dans leur temps, avec de vraies chansons identifiables, qui fait chaud au coeur et qui explosent sur scène. Le groupe a sorti une cassette de 15 titres enregistée en octobre à l'Usine à Chapeaux qui recèle quelques perles et de rutilantes complaintes à l'humeur et à la bonne humeur communicative. Les genres disparaissent derrière le ton à la fois iconoclaste et vivifiant de ces zinzins. "On a trouvé la bonne formule humaine et on est motivé. Notre ambition est de grandir, de nous autoproduire, de fidèliser notre public et de l'entendre. Notre participation à "yvelive" est une récompense et une reconnaissance du métier. Elle va nous permettre d'engrenger une expérience studio et de nous former techniquement" avouent-ils. Les "Debout sur le zinc" ont également créé l'univers sonore et musical de "l'Eveil du printemps" une pièce théatrale de franck Wedekind mise en scène par Bruno Lajara jouée le 20, 21 et 22 février, à la salle des fetes de Gentilly. "On accompagne les acteurs, on parade sur scène. C'est une heure et demie de rires, de fraicheur et cela est enrichissant pour nous. On espère jouer la pièce au Nickelodéon ". Une pièce qui sera présentée au Festival d'Avignon cette été. Le groupe rambolitain ne manque pas de projets et vu la qualité de ses prestations scéniques et l'engouement croissant qu'il suscite, il ne manque pas d'avenir.

"Debout sur le zinc" assure au "Shamrock"
Le lieu leur convient à merveille, quoi de mieux en effet qu'un pub irlandais comme cadre pour les musiciens de "Debout sur le zinc" ? Les ex-"spiritless" ont donné au "shamrock" de Coignières samedi soir une prestation dont ils ont le secret, alternant les gueulantes "médievalcore" avec des chansons à boire ou des refrains de marins ( marins d'eau douce, bien sur, pour reprendre l'un de leur titre... phare). Des voix excellentes, une maitrise quasiment parfaite d'instruments pas commodes ( la contrebasse, l'accordéon, le banjo notamment) : on mesure, ainsi la progression accomplie par les joyeux Sparnono-Rambolitains ( ils sont d'Epernon et de Rambouillet), qui d'ailleurs commencent à exporter leurs rengaines hors des frontières de la banlieue parisienne, le groupe, remarqué cet été en Bretagne, devant jouer mi-juin au festival de Toulouse...

Dans la lignée des Têtes raides, des voleurs de poules... voici le dernier et jeune groupe de ragga-musette de la banlieue parisienne. Un violon virtuose et tzigane, un accordéon swing, un banjo irlandais (Drowsy Maggie c'est bien mais ça manque un peu de banjo...), une rythmique basse-batterie jazzy, les paroles très "chansons réalistes", voici la nouvelle musique des faubourgs... Y a du monde au balkans comme ils disent... Les arrangements et les textes sont très inventifs... un groupe qui va aller loin....
Jean-Pascal Assailly Trad mag n°853

Voilà deux fois en une semaine que "l'Usine à chapeaux" affichait complet. Après le concert de "Lofo-fora", c'était au tour des "Têtes raides" samedi soir d'enflammer la scène rambolitaine. 250 spectateurs venus assister à l'événement dans le cadre du festival "Fréquences 78". Le groupe, invité la veille à la 9e rencontre européenne de l'accordéon à Chartres, a donné un tour de chant plein de chaleur dans tous les sens du termes. Ce samedi soir, le café-club était une étuve (bonjour la climatisation ! ) et jouer dans ces conditions relevait de l'exploit. "Les Têtes raides" s'en sont magnifiquement bien sortis malgré une fatigue évidente. En effet, il a fallu que Christian Olivier et les siens puisent dans leurs dernières ressources et leur immense talent pour soulever l'enthousiasme du public. "Les têtes raides" transcendent leurs obsessions dans une somptueuse collection de chansons à l'épreuve du temps. De cette géographie du coeur, de ce souffle poétique, on retiendra leur sac à chansons qui se nourissent d'un alambic émotionnel qui fait chavirer bien des coeurs. Un peu voleurs de rêves, un peu bandits de grand chemin, les " Têtes raides" sont une référence pour bien des groupes hexagonaux. Ainsi, les rambolitains de "Debout sur le zinc" qui ont assuré la première partie flamboyante parlent du groupe. "Il fait partie de nos "héros" musicaux au même titre que Brel, Brassens ou "La Tordue". C'est la continuité de Brel, la nouvelle chanson française avec l'avantage d'être constitué de musiciens en phase. Cela fait 5 ans qu'on les connait et c'est de plus en plus fort. "Les Têtes raides" tendent vers la perfection, sur disque mais surtout sur scène où il prenne leur véritable dimension avec le charisme et le timbre habite de leur chanteur Christian Olivier et les autres qui assurent furieusement. On prend des vagues de sentiments. "Les Têtes raides", c'est une fanfare captivante qui a un côté trois temps et un côté classique et des textes qui se jouent des mots... Ils sont surréalistes ! ".
Bel hommage venu d'un jeune groupe qui acquiert au fil de ses concert une maturité et un élan rare.
"Debout sur le zinc"libère une énergie positive comme si le drame appelait la dérisison. Jongleurs de mots et de situations, ils revisitent avec talent et inspiration les musiques traditionnelles ( irlandais, tziganes...) et donnent à leurs compositions griffées "made in qualité" une fraicheur, une respiration, une tension qui appellent irresistiblement à la fête. Superbe !
L'echo républicain, Juin 97

Ils donnent à leurs compositions griffées "made in qualité" une fraicheur, une respiration, une tension qui appelle irresistiblement à la fête. Superbe!
L'Echo républicain, Juin 97